Tel Buurtzorg, Alenvi met les auxiliaires de vie au coeur de son organisation

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Tel Buurtzorg, Alenvi met les auxiliaires de vie au coeur de son organisation

En partant du constat que les métiers de soin et d’accompagnement à domicile ont été déshumanisés, Alenvi, en s’inspirant du modèle Buurtzorg, a repensé l’organisation d’une structure d’aide à domicile classique pour que les professionnels et leurs qualités humaines soient placés au coeur de l’activité.

Changer de modèle pour renouer avec l’essence de l’accompagnement: l’humain

Pour accompagner la perte d’autonomie liée à l’âge, le secteur de l’aide à domicile s’est appuyé sur un mode d’organisation pyramidal comptant sur la hiérarchie pour organiser efficacement l’activité. Avant d’être coach équipe chez Alenvi, Alison a occupé le rôle de Responsable de Secteur. Elle a ainsi été témoin de l’impact de ce mode d’organisation sur le quotidien des auxiliaires de vie : « Les interventions durent en moyenne une heure, parfois 30 minutes. Les auxiliaires de vie enchaînent ainsi jusqu’à 15 interventions par jour et accumulent énormément de fatigue ».

Les processus hiérarchiques freinent les relations entre collaborateurs, « si un auxiliaire est en retard il va appeler le responsable de secteur pour le prévenir. Ce dernier va ensuite appeler le bénéficiaire ou la famille pour les prévenir, ainsi de suite… ». Le responsable de secteur s’occupe de la médiation à travers un cahier des charges ce qui déshumanise les échanges et empêche un partage de pratiques et d’informations. « Jamais un auxiliaire ne dira à son collègue que madame untel adore la purée de carotte et qu’il lui en fait souvent pour parvenir à la faire manger. Ils ne se transmettent pas leurs astuces et anecdotes car ils ne se connaissent pas entre eux et créent peu de complicité ». Les remplacements, souvent organisés en urgence, accentuent d’autant plus ce phénomène: « le responsable de secteur est stressé, l’auxiliaire remplaçant aussi, et cela se répercute sur la qualité de l’accompagnement ».

Ces conditions de travail génèrent ainsi une souffrance car les auxiliaires de vie ne se retrouvent plus dans ce métier qu’ils exercent pourtant par vocation. « Les auxiliaires perdent le sens de leur travail. Or si les auxiliaires ne vont pas bien, l’accompagnement ne sera pas de qualité ».

S’inspirer des équipes autonomes de Buurtzorg pour un accompagnement plus humain

« On considère que l’auxiliaire sait faire son métier donc on lui fait confiance. »

Pour construire un accompagnement toujours plus humain malgré le nombre croissant de personnes âgées en perte d’autonomie, Alenvi s’est d’abord intéressé au coeur de métier de ces professionnels : l’humain. En cherchant à valoriser le rôle et la responsabilité des auxiliaires de vie dans le bien-être des personnes âgées accompagnées, nous avons créé un modèle d’organisation centré sur la confiance, l’autonomie et le respect mutuel: chaque collaborateur est mis sur un même pied d’égalité car chacun contribue à offrir un accompagnement humain de qualité. Ce modèle s’inspire du modèle de communautés autonomes développé par Buurtzorg aux Pays-Bas.

« On considère que l’auxiliaire sait comment faire son métier donc on lui fait confiance ». Organisés en équipes de 6 à 8, les auxiliaires « d’envie » gèrent en autonomie leur planning, les relations avec les familles, les liens avec les professionnels médico-sociaux et le recrutement de leurs pairs. « Le fait d’être autonome est très important pour nous, on s’appelle pour organiser notre planning et discuter des sujets rencontrés chez les bénéficiaires. Chacun donne ses idées et on gère ensemble tous les éléments qu’on peut gérer nous-même. Cela contribue à notre bien-être et à celui des bénéficiaires », nous raconte Lou, auxiliaire d’envie.

Les équipes grandissent chacune différemment dans leur cheminement vers l’autonomie et s’enrichissent de la grande pluralité de profils et expériences qui la composent. Comme l’explique Alison : « les auxiliaires ne sont pas tous habitués à travailler de manière autonome, à avoir des responsabilités, donc il faut les accompagner ». Chaque communauté est différente et c’est ce qui fait leur richesse.

Comme Buurtzorg, un cadre qui prend soin pour avoir un impact positif sur le bien-être des bénéficiaires

Nous faisons confiance aux auxiliaires de vie car ce sont eux qui sont sur le terrain au quotidien. « On envoie une vidéo de présentation de l’auxiliaire qui correspond le mieux à la situation de la personne âgée, puis une rencontre est organisée afin d’établir un premier contact entre les deux personnes ». Ils gèrent donc directement les relations avec les familles ce qui permet un accompagnement flexible en fonction des besoins de la famille. « S’ils estiment qu’il est nécessaire de rajouter une aide ménagère, ils vont pouvoir le mettre en place en se coordonnant avec l’équipe d’aide ménagère. Certains vont même jusqu’à accompagner le bénéficiaire lors d’une visite d’EHPAD », témoigne Alison. « Les bénéficiaires sont contents de pouvoir parler directement avec l’auxiliaire de vie au téléphone, ils sentent qu’on est là pour eux, il y a une vraie proximité », précise Lou.

Retrouvez l’intégralité des explications sur notre modèle au service de notre mission dans la quatrième édition de notre magazine que vous pouvez consulter et télécharger ci-dessous.

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