Auxiliaires et partenaires de santé, une vision complémentaire.

Ecosystème médico-social
Auxiliaires et partenaires de santé, une vision complémentaire.

La relation avec les partenaires me paraît essentielle car nous pouvons échanger des informations importantes sur les bénéficiaires. Ça nous permet de proposer des accompagnements de qualité.

Bertrand, auxiliaire de vie chez Alenvi

Les auxiliaires d’Alenvi entretiennent d’étroites relations avec des professionnels de santé. En effet, lors des accompagnements, les auxiliaires sont souvent en contact avec les proches du bénéficiaire et prennent connaissance de son environnement. Ces professionnels sont souvent issus de l’univers médico-social. Ils peuvent être médecins généralistes, gériatres, ergothérapeutes, kinésithérapeutes, psychomotriciens… Des spécialistes qui permettent à nos aînés de vieillir dans de meilleures conditions ! Alenvi entretient des relations avec une cinquantaine de partenaires. La majorité de nos partenaires sont des équipes spécialistes de l’Alzheimer (ESA), des hôpitaux, des infirmiers libéraux, mais aussi des accueils de jours et des assistants sociaux.  Dans notre enquête qualité, 9 familles sur 10 expriment avec satisfaction la connaissance du secteur médico-social par les auxiliaires.

Ophélie, Coach partenaire et Bertrand, auxiliaire de vie chez Alenvi, témoignent sur la relation entre les professionnels de santé et les auxiliaires lors de l’accompagnement des bénéficiaires.

Le coach partenaire favorise la relation entre les auxiliaires et les partenaires.

Si chaque acteur connaît la réalité de l’autre, l’accompagnement est ainsi adapté aux besoins de nos bénéficiaires.

Ophélie, Coach partenaire chez Alenvi

Alenvi est une agence d’aide à domicile dont le but est de valoriser les auxiliaires afin d’apporter un accompagnement de qualité auprès des bénéficiaires. Notre cœur de métier repose sur le bien-être des auxiliaires et de ce fait le bien-être des personnes que nous accompagnons. Les auxiliaires sont formé(e)s quotidiennement en interne et entretiennent un lien direct avec des partenaires de santé. 

Ophélie, notre coach partenaires, est chargée de contacter et créer du lien entre les auxiliaires d’Alenvi et les différents professionnels du secteur médico-social. “ L’idée est déjà de sensibiliser et informer les auxiliaires sur les partenaires qui gravitent autour des bénéficiaires. Puis de permettre aussi aux professionnels de bien cerner l’avantage qu’il y a à échanger directement avec nos auxiliaires qui partagent le quotidien des bénéficiaires.” précise Ophélie. Bertrand, auxiliaire de vie, explique son premier contact avec les partenaires. “Je rencontre la plupart des partenaires directement sur le terrain lors des accompagnements et aussi par Ophélie, notre coach partenaire. Souvent je collecte les coordonnées des professionnels de santé des bénéficiaires que j’accompagne.”  

Cette mise en relation permet aux auxiliaires et aux professionnels de santé d’avoir un regard complémentaire sur la prise en charge d’un bénéficiaire “Si chaque acteur connaît la réalité de l’autre, l’accompagnement est ainsi adapté aux besoins de nos bénéficiaires.” précise Ophélie. Le rôle d’Ophélie est finalement d’accompagner les équipes d’auxiliaires et les partenaires vers ce lien. En effet, Alenvi est l’une des unique agence d’aide à domicile qui privilégie le lien direct entre les auxiliaires et les partenaires de santé. Il nous semble essentiel que les aides à domiciles et les professionnels de santé échangent leurs connaissances et leurs pratiques afin d’apporter le meilleur accompagnement possible. Les auxiliaires d’Alenvi peuvent ainsi monter en compétences sur les différentes pathologies des personnes qu’ils accompagnent.

Je ne choisis pas réellement les partenaires. Il s’agit de relations qui naissent du terrain.

Ophélie

Les partenariats se font surtout en fonction des besoins et de l’environnement des bénéficiaires. Les auxiliaires d’Alenvi sont en équipe autonome et ont le choix de collaborer avec les différents partenaires qu’ils jugent être adaptés à leurs accompagnements. Ophélie partage sa vision sur ce sujet. “Je ne choisis pas réellement les partenaires. Il s’agit de relations qui naissent du terrain. Les auxiliaires, de par leur autonomie, créent des liens au domicile avec les professionnels présents autour des bénéficiaires. Ils témoignent ainsi de leur fonctionnement en petites équipes autonomes. Nous créons aussi des liens privilégiés au fil du temps avec certains partenaires (dans la prévention, l’information et l’orientation) et ces liens peuvent aussi amener de nouvelles rencontres.” 

Monter en compétences pour conseiller les familles.

Le but n’est pas de remplacer le professionnel de santé, mais bien de prolonger, à mon échelle, les soins en cours

Bertrand

Le lien qui se crée entre les auxiliaires et les partenaires de santé, favorise la qualité  des accompagnements. D’après Bertrand, “La relation avec les partenaires me paraît essentielle car nous pouvons échanger des informations importantes sur les bénéficiaires. Ça nous permet de proposer des accompagnements de qualité. J’ai plus de facilité à discuter avec la famille et aider à la prise de décision”. En effet, les différents échanges, le partage de connaissances et d’informations à propos d’un bénéficiaire permettent aux auxiliaires d’instaurer un accompagnement adapté à chacun des bénéficiaires. Par exemple, Bertrand accompagne un homme qui a en parallèle des séances chez le kinésithérapeute. “Un de mes bénéficiaires a des séances chez un kiné trois fois par semaine. Je l’accompagne régulièrement à ses rendez-vous. Mon rôle va être de prolonger le travail du kiné à domicile. Pour cela, ce dernier m’a expliqué comment faire de petits exercices simples à faire en son absence”. Chaque professionnel du secteur du prendre soin a ses compétences et ses savoirs faire spécifiques et uniques. Partager ses connaissances améliore la prise en charge des patients “Le but n’est pas de remplacer le professionnel de santé, mais bien de prolonger, à mon échelle, les soins en cours” précise Bertrand.

Les différents liens avec les partenaires de santé permettent aux auxiliaires d’avoir une meilleure connaissance des pathologies des personnes qu’ils accompagnent. Si la relation avec le partenaire est entretenue régulièrement, l’auxiliaire à un véritable rôle de relais sur les soins mis en place par le professionnel de santé. Bertrand nous donne un autre exemple sur les bénéfices de cette relation “Une des dames que j’accompagne a la maladie du corps de Lewy. Cette dame voit un orthophoniste car elle rencontre d’importants problèmes d’élocution. Pour prolonger le travail de l’orthophoniste, je lui fais faire des exercices de lecture et d’autres petites activités  pour stimuler sa mémoire”.

 Le rôle de prévoyance

En tant qu’auxiliaire de vie, nous avons aussi un rôle d’alerte si nous nous apercevons que l’état d’un bénéficiaire se dégrade.

Bertrand

La plupart du temps, l’auxiliaire de vie partage une partie de la vie quotidienne du bénéficiaire. Il connaît ses habitudes et son état de santé. L’auxiliaire est alors l’une des personnes qui connaît le mieux l’état général de la personne qu’il accompagne. Il peut s’apercevoir rapidement de l’évolution de son état de santé. “En tant qu’auxiliaire de vie, nous avons aussi un rôle d’alerte si nous nous apercevons que l’état d’un bénéficiaire se dégrade. J’accompagnais une dame qui faisait des chutes régulièrement. Elle se mettait en danger et finissait par avoir peur de se déplacer. Je l’avais signalé à son fils et à son médecin généraliste pour qu’il puisse trouver une solution adaptée à l’état de cette femme.” Il n’est pas toujours simple pour un aidant de connaître l’état de santé de son proche. Le rôle de l’auxiliaire est aussi de signaler et informer la famille sur l’état de santé du bénéficiaire. 

Le lien entre l’auxiliaire et un professionnel de santé permet également d’avoir un véritable relais sur les rituels mis en place. Notamment avec les infirmiers “Il nous arrive aussi de donner les médicaments quand le pilulier est fait par un professionnel de santé. Nous sommes informés sur les médicaments à prendre et leurs effets. En étant au quotidien avec un bénéficiaire, nous pouvons voir si les médicaments agissent ou non. Par exemple, lors d’un accompagnement une femme avait un traitement. un moment, je me suis aperçu que les médicaments n’étaient plus utiles car ils avaient des effets néfastes sur la santé. Je l’ai signalé au médecin de la bénéficiaire” confie Bertrand.

une vision complémentaire

Nous avons une vision complémentaire et les échanges d’informations nous permettent de mieux connaître l’état de santé et d’autonomie des bénéficiaires.

Bertand

Les auxiliaires comme les professionnels de santé ont beaucoup à apprendre de ce partenariat. “J’apprends beaucoup de choses au contact des professionnels de santé. Notamment avec les kinés et les orthophonistes. Nous avons une vision complémentaire et les échanges d’informations nous permettent de mieux connaître l’état de santé et d’autonomie des bénéficiaires. Inversement, nous pouvons donner des informations aux professionnels. Parfois nous nous apercevons qu’un traitement pris au quotidien n’est pas toujours idéal. Nous voyons la personne fréquemment et nous observons les changements. Aussi, nous pouvons recommander un professionnel auprès de nos bénéficiaires.”

Finalement le lien entre les professionnels de santé et les auxiliaires est un gage de qualité. Il paraît essentiel, lors d’un accompagnement, que les différents acteurs qui gravitent autour du bénéficiaire soient informés des différentes pratiques et démarches mises en place. Il est également indispensable que chaque professionnel du prendre soin relaient les informations importantes sur l’état de santé du bénéficiaire.