Témoignage d’Agnès et Carole, auxiliaires de vie chez Alenvi: La sectorisation, une innovation dans le secteur de l’aide à domicile.

Accompagner une personne âgée, en pratique
Témoignage d’Agnès et Carole, auxiliaires de vie chez Alenvi: La sectorisation, une innovation dans le secteur de l’aide à domicile.

« Chez Alenvi, on a l’opportunité de créer une relation sincère avec les personnes qu’on accompagne ».

Agnès, auxiliaire d’envie chez Alenvi.

Chez Alenvi, les équipes autonomes sont organisées par secteur afin d’être au plus proche des bénéficiaires. Carole et Agnès, deux auxiliaires d’envie, témoignent sur l’apport de cette proximité du quotidien. En effet, pour Carole, « La sectorisation me permet de créer une relation de confiance avec mon bénéficiaire ».

La transition vers la sectorisation.

Agnès : J’ai été diplômée auxiliaire de vie aux familles en 2009. Ensuite j’ai travaillé quelques années en maison de retraite et j’ai aussi été auxiliaire de vie dans une agence d’aide à domicile jusqu’en 2016. Enfin je suis arrivée chez Alenvi en 2019. Ça fera bientôt deux ans! 

J’ai répondu à une offre sur Indeed. Ce qui m’a attiré dans cette annonce c’était vraiment le côté humain. En maison de retraite, on est tout le temps en train de courir entre les différents résidents sans jamais vraiment prendre le temps de créer du lien. Chez Alenvi, on a l’opportunité de créer une relation sincère avec les personnes qu’on accompagne. En plus, nos missions sont vraiment celles d’une auxiliaire de vie. Dans mes expériences précédentes, on me demandait souvent de faire le ménage au détriment du temps avec le bénéficiaire. Chez Alenvi, le contact et le partage sont vraiment au cœur de l’accompagnement.

Carole :  Je suis retraitée depuis peu de temps, mais je continue à travailler avec Alenvi à mi-temps. J’ai un parcours atypique! J’ai d’abord travaillé dans le commerce, dans la décoration et même dans une bijouterie. Puis un jour, j’ai commencé à m’occuper de ma mère et de ma tante au quotidien. J’ai beaucoup aimé m’occuper d’elles. C’est pourquoi, après leur départ, j’ai répondu à une annonce sur le bon coin pour m’occuper d’une vieille dame. Je l’ai accompagnée pendant plusieurs années. Enfin, j’ai rejoint l’aventure Alenvi en 2017.

Je cherchais du travail sur Indeed quand je suis tombée sur une offre d’Alenvi. Celle-ci proposait de devenir auxiliaire de vie autonome et de former une nouvelle équipe. Aujourd’hui, je suis parmi les plus anciennes des auxiliaires d’Alenvi. J’ai vu la boîte grandir et se développer à grande vitesse pendant ces 4 années. Mon équipe s’est scindée en deux lorsque nous avons recruté d’autres auxiliaires. Car chez Alenvi, pour faciliter l’organisation des planning et assurer une bonne entente, une équipe ne peut pas excéder 8 auxiliaires de vie. C’est pourquoi, au fur et à mesure, de nouvelles équipes sont nées et se sont séparées des secteurs. Nous nous sommes, par exemple, partagées les différents arrondissements de Paris.

L’impact de la sectorisation sur le quotidien

Agnès : Je trouve que la sectorisation est très importante. On perd moins de temps dans les transports et dans nos déplacements. On a moins de stress et de fatigue. On connaît bien l’environnement dans lequel vit la personne. On connaît les aidants, le personnel de santé et les commerces. Et le point le plus important à mon sens, est que nous pouvons passer plus de temps avec chacun de nos bénéficiaires sans avoir peur d’être en retard au suivant car ils habitent souvent les uns à côté des autres. Souvent, pendant mes temps de pause, j’aime bien me balader dans le quartier pour repérer les commerces, les structures médicales, les parcs. Il m’arrive aussi de rentrer chez moi pour déjeuner et me reposer.

Le seul point négatif de la sectorisation est que parfois, on est amené à changer d’équipe. C’est parfois difficile de s’adapter à un nouvel environnement . 

Carole : Ça m’apporte beaucoup de choses! D’abord, j’aime le fait de travailler dans une zone bien définie pour éviter le temps dans les transports. Et c’est beaucoup moins stressant et fatigant. C’est agréable de se rendre à pied chez nos bénéficiaires car ils habitent souvent les uns à côté des autres. Souvent, mes accompagnements se suivent entre eux, je n’ai donc pas besoin de rentrer chez moi. 

La sectorisation me permet également de bien connaître le quartier de la personne accompagnée. Par exemple, je sais où se trouve le médecin, la pharmacie. Je sais également me rendre dans le parc dans lequel le bénéficiaire aime se balader, les commerces où il a l’habitude de faire ses courses.

Je trouve aussi que le lien créé avec le bénéficiaire est plus fort. En équipe, nous faisons tout notre possible pour que la personne soit toujours accompagnée par la/le même auxiliaire. Je pense que c’est une bonne chose pour la personne de voir toujours le même visage. C’est plus rassurant et plus humain.

L’impact sur les accompagnements

Agnès :Je trouve que la sectorisation est bénéfique pour les personnes qu’on accompagne. Il y a moins de changements et de turnover chez les auxiliaires. C’est moins perturbant pour eux car ils voient les mêmes visages.

Aussi, je créais facilement du lien avec l’entourage des personnes que j’accompagne. Par exemple, j’ai rencontré la gardienne de l’immeuble d’une des dames dont je prends soin. En cas de problème, elle peut me prévenir car elle a mon numéro de téléphone. 

Carole : La sectorisation présente aussi de nombreux atouts pour la personne accompagnée et ses proches. D’abord, nous ne sommes pas loin de leur domicile, ce qui nous permet une meilleure réactivité. Aussi, la sectorisation lutte contre les changements fréquents d’auxiliaires. Alors une relation de confiance se crée plus facilement. De plus, chaque bénéficiaire à une auxiliaire référente. Cela permet d’avoir un accompagnement de qualité. Enfin, nous avons créé des groupes Whatsapp avec les aidants pour leur donner des nouvelles régulièrement. 

La sectorisation, je trouve ça très bien car nous avons un secteur par équipe. Les bénéficiaires habitent les uns à côté des autres et j’ai une meilleure connaissance de l’environnement. Sincèrement, je n’ai pas trouvé, en 4 ans d’expérience, de point négatif à la sectorisation.

Le travail d’équipe

Agnès : Travailler en équipe nous permet de nous remplacer facilement. Nous avons un cahier de liaison dans lequel nous notons toutes les informations sur les différents accompagnements. C’est rassurant pour nous et aussi pour ceux que nous accompagnons. Lors des nouvelles demandes d’accompagnement, nous faisons souvent une réunion pour savoir qui est disponible pour assurer l’accompagnement.

Carole : Le fait de travailler en équipe m’apporte beaucoup. Déjà je me sens soutenue lorsque je rencontre des difficultés dans mes accompagnements. Nous avons régulièrement des réunions d’équipes où nous échangeons sur nos expériences. C’est l’occasion pour nous de nous conseiller, de trouver des solutions ensemble. Mais aussi de nous réconforter dans les épreuves. Travailler en équipe, nous permet aussi de nous entraider et de nous remplacer facilement lorsque nous partons en congés. 

Lorsque nous recevons une demande d’accompagnement, nous faisons systématiquement une première visite à deux auxiliaires. Cela nous permet de connaître les besoins de la personne. Après cette première visite, nous en discutons en réunion d’équipe pour savoir qui est l’auxiliaire la plus à l’aise pour assurer cet accompagnement. Bien sûr, nous prenons en compte le planning et les disponibilités de chacun et chacune. Nous faisons aussi en sorte que le temps d’attente entre les interventions ne soit pas trop long.

Le fait de travailler en équipe m’apporte beaucoup. Déjà je me sens soutenue lorsque je rencontre des difficultés dans mes accompagnements.

Carole

Inspiré par le modèle Néerlandais Buurtzorg, nous avons choisi de privilégier le soin de proximité. Idéalement, les auxiliaires Alenvi interviennent aux alentours de leur lieu de résidence. 

La sectorisation facilite l’équilibre entre la vie professionnelle et personnelle des auxiliaires, en particulier durant la crise sanitaire. Les conditions de travail sont alors plus confortables et plus optimales pour assurer un accompagnement de qualité. Chez Alenvi, nous sommes persuadés que si nos auxiliaires pratiquent leur métier dans de bonnes conditions de travail, elles assureront des accompagnements qualitatifs. 

La sectorisation permet la création d’un lien de confiance entre l’auxiliaire et la personne accompagnée. Chaque membre de l’équipe est référent d’une famille. Le bénéficiaire reçoit alors les mêmes personnes à son domicile. Les auxiliaires de vie ont une meilleure connaissance de l’entourage et de l’environnement de la personne accompagnée.